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Interview de Sri Tathâta 16 août 2007
 
Śrī Tathâta, plus de huit cents personnes ont suivi votre enseignement sur le Dharma dans le Lot, cet été. Des personnes de toutes confessions, bouddhistes, musulmans, juifs, chrétiens, étaient présentes, également des athées.... Pourquoi les Occidentaux ont-ils tant besoin pour leur sâdhana – leur pratique spirituelle - de cette proximité d’âme avec la spiritualité indienne ?
 
" Une sâdhana est essentielle pour notre évolution intérieure, l’éveil de notre âme, pour l’évolution de la Conscience. La sâdhana que je transmets correspond à la grande tradition de la Voie du Milieu, qui prend en compte à la fois la vie spirituelle et la dimension matérielle de l’existence. Une pratique spirituelle permet à l’énergie cosmique de rayonner au niveau du corps, de l’esprit et du prâna (l’élan vital). Il n’y a aucune différence entre les besoins profonds des Indiens et ceux des Occidentaux : les bienfaits d’une pratique spirituelle sont les mêmes pour tous les êtres humains de la terre ! Au cours de l’histoire, de nombreux Maîtres de toutes les traditions sont venus enseigner des sâdhanas pour l’éveil de la conscience du monde. Mais en essence l’âme est Une. Ainsi l’enseignement du Dharma est universel."
 
-Vous dites que la spiritualité n’est pas la religion… ? N’est ce pas de cette eau spirituelle universelle contenue dans votre enseignement dont les centaines de disciples occidentaux ont réellement soif ?
 
" Oui, il y a une différence entre la religion et la spiritualité. L’enseignement du Dharma par les Rishis - les mystiques visionnaires de l’Inde - n’était pas une religion. Le Dharma est un autre mot pour qualifier la « Réalité ultime ». En ce sens, l’enseignement des Rishis était universel. Les religions, colorées par une culture, servent d’intermédiaires entre les êtres et la Réalité ultime. Mais le Dharma transcende toutes les limitations, les cultures, les religions et ouvre à une conscience divine infinie. Le Dharma est au-delà de toutes catégories et s’adresse à l’humanité entière. Un musulman, un juif ou un chrétien peut suivre la voie du Dharma sans nier sa religion. L’évolution de la conscience passe par cette pratique universelle du Dharma. Quand on pratique le Dharma, on accède aux plus hauts niveaux de conscience. Le Dharma est un chant écrit pour tous. Il n’y a pas un Dharma indien ou français ! La Réalité ultime doit être pensée comme un Tout. A ce niveau de conscience, toutes les distinctions de cultures ou d’appartenances religieuses disparaissent. Le Dharma est Un. La Réalité ultime est Une. La Vérité est Une. Le bonheur ultime est Un."
 
Nathalie Calmé pour la revue Sources